Culture de la terre

La safranière s’étend sur un terrain de 6 ares laissé en jachère depuis des décennies.
Le safran a besoin d’une terre argilo-calcaire et d’un bon drainage. Le safran a la particularité d’être une épice née d’une fleur hermaphrodite dont la durée de vie n’excède pas 48 heures. Le cycle végétatif du Crocus est inversé : il « s’endort » au printemps, et se réveille en Automne.
La floraison à donc lieu en septembre et s’étale sur environ 6 semaines. La cueillette des fleurs se fait chaque jour aux premiers rayons du soleil. L’émondage, et le séchage doivent être réalisés dans un délai de quelques heures.
Le safran Za’farân est issu d’une agriculture proscrivant l’emploi de tous produits chimiques de synthèse, tels que les engrais et les pesticides, qui préserve ainsi la biologie du sol et de son environnement. La qualité exceptionnelle du safran Za’farân est le pur reflet de cette démarche.
Traditionnellement, toutes les étapes de fabrication, de la plantation jusqu’au conditionnement, en passant par l’émondage et la torréfaction, sont intégralement réalisées à la main.
Tous les 5-6 ans, les bulbes sont déterrés, séparés et replantés dans un autre terrain tandis que le premier est laissé en jachère pendant autant d’années.

Culture de l’esprit

Née au cœur d’une fleur, l’histoire de cette épice à travers les siècles et les continents est extraordinaire et son mode de culture d’une poésie hors du commun.
Dans un traité de botanique Assyrien datant du 7ème siècle av. JC, les innombrables vertus de cet élixir sur notre humeur, notre santé et notre beauté étaient déjà répertoriées.  Durant l’Antiquité, on avait coutume de dire que le safran était le remède à tous les maux. Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques confirment que le safran renforce et améliore notre santé. Par ailleurs, bien que son origine soit exotique, le safran était très cultivé en France dès le XVè siècle, depuis le Sud Ouest jusqu’au Gâtinais et ce jusqu’en 1789 date à laquelle la production en France décline. Enfin, c’est à Boynes, capitale commerciale du safran, qu’était fixé le cour européen de cette épice. Pays de la gastronomie, la France importe aujourd’hui la quasi-totalité du safran qu’elle consomme alors que sa production est réputée comme étant la meilleure au monde.